David Yan Auclair // Rabot-D-Bois

Rencontre avec le premier superhéros du bois québécois qui à comme devise « Redistribuer à tous la richesse de la nature ».

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Le premier superhéros du bois québécois! Exporté partout, le Rabot-D-Bois est un ébéniste reconnu pour sa disponibilité, son ouverture et sa capacité à répondre à vos besoins. Initiateur d’idées, le Rabot-D-Bois est souvent cité en exemple dans les médias. Maniant autant les réseaux sociaux que le ciseau, le Rabot-D-Bois est source d’inspiration. Le savoir-faire du rabot, la vitesse du laser, ici, ont fait flèche de tout bois! Bienvenue dans l’univers de David Yan Auclair // Rabot-D-Bois.

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QUESTIONS / RÉPONSES »»»

Quelles sont  les meilleures idées que vous avez déployées pour réussir?
Revenir habiter en Gaspésie. Le coût de la vie donne la marge de manœuvre nécessaire pour réussir à se concentrer sur le démarrage et la progression de l’entreprise, en tant qu’artisan. Je dirais aussi qu’en tant qu’ancien informaticien, je ne voulais rien savoir des ordinateurs en devenant ébéniste. De ce fait, je m’étais fermé beaucoup de portes en gardant des œillères sur mon métier et sur les communications. Ma grand-mère Auclair disait que « Le besoin apporte le talent ». Au lieu de fermer l’atelier, j’ai décidé de commencer à fabriquer de petits produits et d’essayer de les vendre dans les endroits touristiques. Le développement des boutiques en ligne comme Etsy et par la suite, shopify a vraiment donné une nouvelle entité à l’entreprise. En 2015, pour parachever ce changement de cap, le nom a été modernisé pour le Rabot-D-Bois.

Quel a été l’élément déclencheur pour que vous passiez à l’ACTION?
Ce n’est pas un élément, mais un qui en apporte un autre. J’habite dans une ville de 7 000 habitants. J’y habite parce que j’y suis bien. Ça répond à mon style de vie. Mais 7 000, c’est une masse critique difficile pour faire vivre un artisan ébéniste en mobilier. J’avais le choix. Fermer mon atelier ou changer. J’ai décidé de rester et de changer ma vision. Ensuite, je dirais que dernièrement, le fait de rencontrer d’autres entrepreneurs d’autres régions lors de la Mission France 2015 a vraiment changé ma vision de l’artisantrepreneur. J’ai changé de vitesse en rencontrant des gens qui m’ont aidé à faire disparaître le fameux syndrome de l’imposteur en affaires… souvent présent dans les métiers d’arts.

Quelle est la qualité que l’on apprécie le plus chez vous?
Ma capacité d’innovation et mon esprit entrepreneurial. Je dirais que mon amour avoué pour ma région et son développement sont aussi très estimés lorsque j’en fais mention sur les réseaux sociaux.

Parlez-nous de votre entreprise, de ses objectifs, du milieu dans lequel elle évolue?
Depuis juillet, le Rabot-D-Bois travaille à devenir le premier superhéros du bois! Avec la devise « Redistribuer à tous la richesse de la nature », je vise aussi bien les clients que les artisans. Contrairement à beaucoup de boutiques qui appliquent la consigne avec les artisans, j’achète des productions. Mon but ultime est de pouvoir créer une première marque d’objets en bois québécois. Tout le monde y gagne, car avec un regroupement d’artisans, j’ai un bon vecteur d’attraction de clients. Quelques produits peuvent se fabriquer pour les entreprises, et ça aide les artisans à avoir une production plus stable, car parfois il arrive d’avoir des périodes plus creuses entre les grands salons.

Je suis et je veux rester en Gaspésie. C’est un défi, car on est loin d’une masse de clients. Cependant, avec la vente en ligne et le fait que les artisans, à leur tour, aident à faire connaître la marque, l’atelier se développe à la hauteur de mes moyens (que je réinvestis en production chez les artisans). J’aspire (on doit toujours avoir un modèle) à être une espèce de Frank & Oak du bois.

Comment percevez-vous le succès d’une entreprise?
À coup sûr, ni au nombre d’employés ni au chiffre d’affaires. J’estime que les retombées de l’entreprise, la trace qu’elle laisse et l’aspect social de celle-ci sont beaucoup plus importants. Quand une grande entreprise ferme, tous les profits faits antérieurement sont envolés. On se souviendra de la place qu’elle avait dans une région, du sentiment d’appartenance et du produit qu’elle aura laissé derrière elle. 

Qu’aimeriez-vous retrouver chez un partenaire d’affaires?
Longtemps, j’aurais aimé un clone. Maintenant, je cherche à combler tous les points qui me font défaut. La force des autres nous rend plus forts en gang!

Rabot-D-Bois | Un ébéniste 2.0
La Fabrique culturelle La Fabrique culturelle
3 février 2016
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David Yan Auclair 
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