LES AVANTAGES D’APPRENDRE A OBSERVER AVANT D’AGIR

Par le 2 août 2016
les2arts

Il y a quelques semaines, j’ai terminé l’écriture de mon prochain livre qui traitera du processus qui mène de la conscience à l’action. 

Tant au niveau conceptuel que dans la pratique, il y a des chercheurs et des praticiens qui mettent leurs énergies à vous propulser dans l’action afin que se concrétise enfin vos idées et projets.

Il y a ceux qui, au contraire, vous invitent à ralentir et à  prendre le recul nécessaire avant de plonger tête première dans l’action. L’objectif est de mieux cibler les actions à entreprendre et ainsi optimiser vos efforts, votre temps et vos énergies.

Aujourd’hui, je vous invite à vous poser la question suivante : de quoi avez-vous le plus besoin pour exprimer le plein potentiel de vos talents ? Est-ce de trouver des moyens d’enclencher plus rapidement et efficacement le mouvement ou, au contraire, d’apprendre à observer et prendre un certain recul avant d’agir ?

Je m’inspire d’un texte publié par Mckinsey : « Want to be a better leader, observe more and react less. »

Dans quelle mesure il est naturel pour vous:

  • D’attendre avant de répondre à un courriel qui vous interpelle émotivement lorsqu’il apparaît dans votre boîte ?
  • De rapidement dégager les opportunités qui prennent leurs sources dans les contraintes ?
  • D’être disposé à écouter pour comprendre le point de vue de l’autre (plutôt que d’écouter pour tenter de trouver la meilleure réponse).

Pour apprendre à observer davantage il faut d’abord être conscient des bénéfices que cela vous procurera.  Ainsi, dans un monde où tout va de plus rapidement, cela peut paraitre contradictoire de vouloir prendre son temps.

Une ancienne patronne me disait parfois : « il est urgent de ne rien faire ».

En parallèle, nos enjeux professionnels et personnels sont de plus en plus V.U.C.A (Volatiles, Incertains, Complexes et Ambigus).  Prendre le temps d’observer ce qui se passe en nous et autour de nous fait souvent la différence entre celui qui prend une décision et celui qui prend la bonne décision.

Lorsque je propose d’expérimenter le processus de la conscience à l’action, j’invite les participants à prendre le temps d’être ici et maintenant.  Ceux qui ressentent le plus le malaise à cette étape, sont évidemment ceux qui en ont le plus besoin…

Être ici et maintenant peut vouloir dire simplement honorer le malaise, accepter d’avoir l’impression de ne rien faire, de ne pas être productif, apprivoiser le silence, reconnecter avec qui vous êtes à tous les niveaux (rationnellement et émotivement). Ainsi, vous trouverez le courage d’oser prendre la meilleure décision. Ce sera celle qui, selon le contexte que vous aurez pris le temps d’analyser, aura le plus de sens pour vous et pour le projet qui est plus grand que vous-même.

Article initialement publié sur lesaffaires.com /20/02/2016

Geneviève Desautels, UNIVERS | Un Monde en Soi
Accompagnement duquel émerge une transformation durable
Experte les2arts

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À propos de Geneviève Desautels

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