L’ACTION ÉCO-LOGIQUE, UN GAGE DE SATISFACTION ET DE RÉUSSITE!

Par le 20 juillet 2015
Brigitte Guibord

Comme je le mentionnais dans mon dernier article intitulé « Action ou réaction », l’action vise particulièrement à atteindre un but. Elle nous sert à aller là où on veut réellement et de façon efficace. Elle est à l’opposé de la réaction qui nous sert à survivre et nous en éloigne souvent. D’un point de vue « ÉCO-LOGIQUE », l’action goûte émotionnellement bon! Sinon totalement. En tout cas, assez pour que cela nous incite à vouloir la réaliser, à mettre l’énergie, le temps, et à prioriser les moyens nécessaires pour l’atteindre. Mais encore faut-il qu’elle soit ÉCO-LOGIQUE.

Une action écologique vous permet tout d’abord d’atteindre le but ciblé et convoité. Plus celui-ci est clair et répond à des besoins réels et en accord avec vos valeurs mieux c’est, puisque ce que nous faisons et avons, nous sert à être (être bien, heureux, calme, riche, libre, satisfait, reconnu, réalisé, etc.). Si notre valeur première est la liberté, ou si elle est plutôt la sécurité ou la réussite sociale, nos critères d’action seront différents. C’est donc une question de priorité, d’importance. L’action écologique préserve, maintient et même nourrit vos environnements internes (mental, physique) et externes (relations, milieu de vie, etc.) dans leurs priorités, incluant les moyens nécessaires à sa réalisation et ses impacts.

Les questions à se poser pour s’en assurer le plus possible sont:

  • Quel est mon but en faisant cette action, ou clairement, je fais ça pourquoi?
  • Ai-je les moyens de la réaliser (ressources internes et externes des points de vue financier, physique, émotionnel, social, etc.)?
  • Quels en sont les impacts, les conséquences, positives et moins favorables, et suis-je prêt à les assumer, à vivre avec?

Si la réponse à ces trois questions est positive, il y a de bonnes chances qu’elle soit écologique.

Maintenant, imaginez-vous en train de poser cette action, et demandez-vous ce que votre radar émotionnel vous dit. Comment vous sentez-vous face à cette idée? Ça « goûte quoi »?

Par exemple, vous achetez un condo dans un quartier donné, situé près des amis et de la famille, dans un secteur vous permettant de vous adonner à vos activités préférées à proximité, respectant votre budget, vos capacités physiques concernant l’entretien extérieur, vos goûts en matière de milieu de vie, votre valeur de coopération, votre croyance qu’il est préférable d’être propriétaire, votre besoin de sécurité et dans lequel vous pouvez déjà vous voir avec bien-être, enthousiasme et confiance, c’est écologique!

Voilà, l’action peut être satisfaisante à 100 %, mais pas toujours… Il est possible qu’elle soit écologique, non écologique ou même toxique! Et à différents degrés!

Compte tenu des critères de l’écologie, il est facile de s’imaginer ce qu’est une action non écologique. C’est simplement qu’elle ne respecte pas, de façon satisfaisante, nos valeurs et besoins, soit dans son objectif, ses composantes ou ses conséquences. Ce peut être partiellement, du fait que dans le mouvement de sa réalisation, on bafoue quelque chose d’autre qui peut être aussi important et prioritaire pour nous. Une action peut effectivement nous permettre d’atteindre un but, mais nous éloigner d’un autre. Est-ce totalement mauvais? Non, il s’agit d’être réaliste et lucide et de faire des choix congruents. Temporairement, en cas de besoin, cela peut être une belle solution, qui pourra même devenir écologique si on change quelques composantes. On peut atteindre plusieurs buts à la fois si on sait bien s’y prendre!

Voici un exemple : manger du fast food tous les jours peut être plaisant pour les papilles et peut nous apporter l’ivresse de liberté de faire à notre tête, mais notre corps, lui, une fois les sensations gustatives passées, sera-t-il d’accord avec les impacts? Est-ce que ceci ne viendra pas contredire ou même bafouer notre besoin de nous sentir bien physiquement et de prendre soin de nous, sans parler de notre portefeuille?

Un autre exemple : Je pars en voyage à travers le monde durant des mois pour écrire mes réflexions sur les émotions et les publier à mon retour. Cela correspond à mon besoin de liberté, de découvertes et de réalisation, yé! MAIS je n’aurai plus de revenus durant cette période, je ne pourrai pas faire le suivi auprès de ma clientèle, ma relation amoureuse risque de ne plus exister à mon retour ou tout au moins, de souffrir de la distance, je ne verrai pas mon fils durant tout ce temps et je perdrai des moments précieux avec lui, sans compter que je vais payer mon logement ici en plus de mes frais de voyages. Quand j’y pense, mon radar dit « bof »!

Après réflexion, cette action (partir en voyage durant plusieurs mois) dans ces conditions est non écologique, car elle me fait passer à côté d’autres buts. Elle me fait perdre des acquis et des réalisations dans le domaine professionnel, mais d’autres encore plus importants selon mes valeurs, dans le domaine relationnel. Elle est de plus difficile, voire impossible à réaliser pour mon portefeuille. Je ne me vois pas vivre avec ces conséquences, en tout cas, pas en ce moment. Ça ne goûte pas bon dans ces conditions.

Bien entendu, il est possible, la plupart du temps, de minimiser les impacts non écologiques en planifiant et en jouant avec les composantes, à commencer par le choix de l’action, ou en choisissant une action à plus court terme et par étapes. Dans le cas de mon voyage, je pourrais y aller quelques fois, pays par pays, sur une période plus longue en maintenant les liens et en prévoyant des ressources financières et matérielles plus éco-logiques.

C’est toujours une question de degré d’écologie, et notre seuil personnel est différent selon les moments et les types d’action, car il y en a différents types. C’est d’ailleurs là que ça peut devenir toxique : quand le seuil est dépassé de façon prolongée ou que le radar dit « outch » ou « beurk ». C’est le cas des actions dont les impacts sont insatisfaisants, voire même douloureux et qui, telle une araignée qui tisserait une toile de venin, s’étendent largement dans les diverses sphères de notre vie, de nos valeurs, de notre santé, de nos relations, de notre milieu de vie, de nos finances. On n’a qu’à penser à la consommation de drogue jusqu’à la dépendance ou à la conduite en état d’ébriété causant un accident ou encore aux apparentes actions qui sont en fait des réactions, comme c’est souvent le cas dans les actions toxiques.

Alors, fiez-vous à votre radar, et en cas de doute, faites comme si… Vous verrez comment vous vous sentez et comment vous pourriez rendre votre action plus écologique s’il y a lieu et serez en mesure de prendre des décisions éclairées pour poser des actions et vivre une vie satisfaisante. 

Brigitte Guibord
Consultante, conférencière, formatrice en santé émotionnelle écologique
Experte les2arts

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À propos de Brigitte Guibord

Consultante, conférencière, formatrice en santé émotionnelle écologique / www.brigitteguibord.com