DÉCROCHER, ÇA VEUT DIRE QUOI?

Par le 18 novembre 2016
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La semaine dernière j’ai fait l’expérience de décrocher durant tout le long weekend de l’Action de grâce.  C’était ma façon de rendre grâce au fait que je travaille avec passion toute l’année et que je m’autorise à passer trois jours à admirer les couleurs d’automne et à profiter de la vie.

Je me suis surprise à parler de mes projets à venir, de ce qui m’anime actuellement et j’ai eu un doute… Je suis censée décrocher et je parle de « travail »…. Suis-je normal ? Suis-je complètement obsédée par mon travail que je ne suis plus capable de décrocher ? Je commençais à vouloir me censurer pour être certaine de décrocher… Un non-sens… J’étais en train de me forcer à vouloir oublier ce qui me passionne (ce qui en soi est impossible) pour être certaine de décrocher. J’étais en train d’adopter une croyance qui ne me ressemble pas du tout !

Après quelques réflexions, j’en suis venue à la conclusion que le fait, d’une part d’être foncièrement heureuse de mes choix conscients dans les différentes sphères de ma vie, m’amène à aimer décrocher au quotidien plutôt que décrocher « du » quotidien.

Décrocher un samedi soir avec des amis, un lundi midi toute seule ou un mercredi soir avec mes enfants m’aide à conserver ma vitalité tout au long de l’année.

J’avais hâte à ce weekend d’Action de grâce planifié depuis plusieurs semaines non pas pour décrocher ou me sauver de mon quotidien mais pour savourer chaque instant d’un long weekend à l’extérieur de mon décor habituel et commencer consciemment à ancrer ce que je veux vraiment pour l’année à venir.

Décrocher ne veut pas nécessairement dire mettre son cerveau à « off ». Décrocher peut se faire tous les jours lorsque vous vous rendez ou revenez du travail.

Au même titre que ceux et celles qui se décourage au début de leur pratique de yoga ou de méditation parce qu’ils disent penser tout le temps… C’est normal et bon signe de penser ! Ce que l’on fait lorsque l’on a une pratique de yoga ou de méditation, c’est de laisser venir et partir les pensées et émotions qui se présentent au lieu de s’y accrocher.

Le problème survient selon moi lorsque l’on associe, décrocher à oublier. On ne décroche pas pour oublier. On décroche pour prendre un temps de recul pour savourer d’abord le moment présent, poser un regard sur sa vie en honorant le passé et pour rêver à l’avenir.

Un bon moyen pour apprendre à décrocher au quotidien, et ce peu importe notre rôle au sein de l’entreprise, est de prévoir à votre agenda ces périodes. Par exemple : réservez-vous un midi par semaine pour aller marcher autour du bureau, un soir où vous allez prendre un café avec un ami ou encore un dimanche après-midi pour lire.

La vie est trop courte pour décrocher seulement 2, 3 ou 4 semaines par année !

Article initialement publié sur lesaffaires.com /16/10/2016

Geneviève Desautels, UNIVERS | Un Monde en Soi
Accompagnement duquel émerge une transformation durable
Experte les2arts

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À propos de Geneviève Desautels

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