CHOISIR DE QUITTER

Par le 7 juin 2016
les2arts/istock

La semaine dernière, j’ai pris congé d’écriture afin de vivre ce que je choisis de vous partager aujourd’hui.

J’ai choisi de quitter une situation dans laquelle ma persévérance s’était transformée en acharnement.

Alors que la persévérance me propulse vers mon intention, l’acharnement est énergivore et est une manifestation de mon ego qui veut gagner à tout prix.

Le prix de l’acharnement est devenu trop élevé pour moi.  J’ai donc choisi, après plus de deux ans de quitter.  Je pensais ressentir un vide énorme… au contraire, j’ai senti que j’étais en train de faire de la place pour la suite…

J’ai tenté cette semaine de mettre des mots sur ce qui m’a amené à choisir de quitter plutôt que de m’enliser dans une situation qui avait le potentiel de devenir toxique. Je voulais aussi savoir si j’étais dans une forme de déni de ma peine d’avoir quitté ou si c’était « normal » de me sentir relativement bien et heureuse d’avoir quitté.

C’est dans les écrits de Lisa Feldman Barrett que j’ai trouvé une partie de ma réponse :

Selon les recherches de Feldman Barrett et ses collègues, « la dernière marche de l’intelligence émotionnelle est la capacité de gérer ses émotions et de s’en servir pour alimenter sa croissance émotionnelle et intellectuelle. Elle est également une pierre angulaire du départ réussi ».

La personne qui choisit de quitter se sentira mieux si elle cultive avant et après les événements :

  • Sa capacité de rester ouverte à tous les types d’émotions qui surviendront ;
  • Sa capacité de vivre pleinement les émotions pour pouvoir s’en détacher, s’en dépouiller ;
  • Sa capacité d’être vigilant face à ses propres émotions et à celle des autres personnes impliquées ;
  • « Sa capacité à modérer tant les émotions positives que celles qui sont négatives, sans les réprimer ni exagérer l’information qu’elles véhiculent »

Voici une liste de questions inspirées du livre de Peg Streep et Alan Bernstein Partir ou rester: l’art de prendre la bonne décision dans la vie, en amour et au travail.  Ces questions peuvent être répondues en mode « autocoaching » pour évaluer vos aptitudes à choisir de quitter :

  • Comment je réagis lorsque les événements ne se passent pas comme je le souhaite ?
  • Comment je compose avec les émotions qui surviennent lorsque les choses tournent mal selon ma perspective ?
  • Comment je fais la distinction entre les faits et les pensées qui sont influencées par mes sentiments ?
  • Dans quelle mesure j’accorde autant d’importance aux événements positifs qu’aux événements négatifs qui se produisent dans ma vie ?
  • À quelle fréquence je prends le temps de prendre du recul pour me remettre en question ?
  • Dans quelle mesure j’interprète correctement les situations et les émotions des autres ?
  • Dans quelle mesure j’arrive à nommer ce que je ressens et quand je le ressens ?

Dans un mode où le changement est perpétuel, cultiver nos aptitudes à choisir de quitter ce qui était, pour faire de la place à ce qui est, semble être aujourd’hui essentiel pour performer de façon durable et saine.

Qu’en pensez-vous ?

Article initialement publié sur lesaffaires.com / 16/04/2016

Geneviève Desautels, UNIVERS | Un Monde en Soi
Accompagnement duquel émerge une transformation durable
Experte les2arts

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À propos de Geneviève Desautels

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